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Cynorrhodon n°2

EDITO : Naturalistes ? Une partie – large – des membres d'Acnat serait, d'après leurs dires, naturalistes, et de surcroît, userait de ce qualificatif flatteur pour gagner leur vie… Mais de naturaliste, terme parfois précédé d'expert, ou gommé au profit d'une spécialité en -logue ou -logiste, qu'en est-il véritablement ? Quelles relations ce « métier » entretient-il avec les engagements militants que porte ACNAT ? Le fait de porter des revendications, de chercher les petites bêtes qui contrarieront les aménageurs témoigne, au delà d'une connaissance scientifique, d'un attachement aux espaces propres aux naturalistes poètes et aux paysans libres, au sens d'un Jean Henri Fabre, d'un Patrick Geddes ou des bergers rebelles des causses… Il n'est pourtant pas simple de distinguer dans la construction actuelle d'une nature aménagée les naturalistes qui fouleront aux pieds les intérêts des bulldozers de ceux qui monnaieront la nature au gré de compensations, de greenwashing* ou de fuite en avant technologique (et, il va de soi, de salaires). Il va sans dire qu'Acnat critiquera sans relâche les alliés des aménageurs, qui, un filet à papillon dans la main, donnent systématiquement leur blanc seing (ou tout comme) aux projets destructeurs. N'oubliez jamais ce vieil adage : qui ne dit mot consent ! L'irremplaçabilité des espaces naturels doit être revendiquée face au rouleau compresseur des développementistes de tout poil. Pointer les lacunes et les mensonges de certaines études d'impacts devrait être un acte naturel pour un naturaliste. Ne vous trompez pas ! Avoir l'étiquette de naturaliste ne signifie pas toujours agir pour la protection de la nature.

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